Des préjugés sur le burn out et son lien avec le suicide

 

Extrait de : "Risques Humains dans l'entreprise, vers de nouvelles réponses" Edtions L'Harmattan.

 

Un autre couple encore plus récent a fait son apparition : burn out et suicide. Le burn out qui est un épuisement, une consumation du corps, pourrait donner comme destin, l’acte suicidaire. Là encore, il faut y regarder de plus près. Le burn out apparaît chez une personne dans un processus plus ou moins long, qui porte en lui-même, ses propres raisons complexes. Je ne nie pas le processus qui va du burn out au suicide, mais le lien un peu rapide ne suffit pas à expliquer qu’une personne, épuisée par son travail, se suicide. Une personne en état de burn out se retrouve dans un tel état d’épuisement que son corps ne tient plus, est au bord de l’effondrement. Les capacités intellectuelles sont comme épuisées, elle est confrontée à l’impossibilité de réfléchir, d’agir et même de s’en sortir. Quand la personne a épuisé l’ensemble de ses capacités, réagir pour se sortir de cette situation est presque impossible. Une attention particulière doit être portée au moment où l’arrêt du travail se fait par la parole d’un médecin qui va marquer une rupture dans le processus, et renvoyer son patient à une autre solution possible : se retirer du travail plutôt que de s’y consumer à grandes flambées. Cet instant est essentiel, mais la personne à ce moment n’est pas sortie du pire pour autant. Au travail hyper investi pour des raisons qui lui sont propres et le plus souvent opaques, la personne se retrouve en face du « non travail », voire du « rien ». Un nouvel état se présente alors : corps et mental épuisés, sentiment de perte d’un objet surinvesti, une perte d’envie du travail, un désinvestissement du lien social. Suivant différents paramètres, le repos nécessaire se transforme en « acédie.

                                

Burn out :

Repérer, Traiter